
CONTRAT DE PARIS
AVIS D'ALERTE SOCIALE POUR LA VILLE ET LES DISTRIBUTEURS D'EAU VEOLIA ET SUEZ ! ! !
Depuis l'annonce officielle de la reprise de l'ensemble du service de l'eau par la Ville, les Organisations Syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, UNSA du personnel des entreprises concernées réclament une négociation immédiate et globale avec les différentes parties pour discuter du projet, de son périmètre, de son organisation et bien entendu des questions sociales.
Malgré des beaux discours sur le dialogue social, la Ville n'envisagerait aucunement cette option de l'association de l'ensemble de la représentation du personnel concerné.
Mais que les employeurs se gardent bien de sacrifier leurs salariés, par avidité pour récupérer quelques miettes et espérer d'autres contrats futurs, en répondant avec obéissance au calendrier imposé par la ville pour des réunions de travail sur l'ensemble des questions soulevées par ce dossier ….
….. Car ce ne sont pas les technocrates et les politiques qui aujourd'hui produisent et distribuent l'eau aux Parisiens, mais bien les salariés, et cela 24 h/24, 365 jours/365. Ils connaissent leur métier et aiment le service qu'ils rendent à la population. Il ne tient qu’à nos politiques qu'il en soit encore ainsi demain !
Sachez que le personnel ne se laissera pas traiter comme une machine que l'on peut déplacer, jeter ou garder, sans réactions.
Les Organisations Syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, UNSA représentant les quelques 1000 salariés des entreprises du futur Service de l’Eau de Paris avertissent solennellement la Ville et les distributeurs Veolia et Suez :
« Si vous pensez que la fin du contrat sera un long fleuve tranquille, vous vous trompez lourdement,
le grand Service Public de l'Eau pour Paris
ne se fera pas SANS, ni CONTRE les salariés ! »
Paris le 20 octobre 2008

Le gouvernement dispose maintenant d'une «position commune» pour réformer les règles de représentativité des syndicats et de validation des accord d'entreprises. Celle-ci a été arrêtée jeudi avant l'aube à l'issue d'une négociation à rebondissements entre patronat et syndicats.
Ce texte, modifié in extremis pour préserver la CFTC et la CFE-CGC, propose de faire de l'audience des syndicats aux élections professionnelles la clé de voute des relations sociales dans les entreprises.
L'élection d'un comité d'entreprise ou de délégués du personnel est en principe obligatoire dans les entreprises à partir de 11 salariés. Selon le texte, un syndicat devrait recueillir au moins 10% des suffrages valablement exprimés pour participer aux négociations collectives dans son entreprise. L'Unsa et Solidaires, qui n'appartiennent pas au club des cinq syndicats représentatifs depuis les années 1950 (CGT, CFCT, FO, CFE-CGC, CFTC), pourront présenter des candidats plus facilement qu'aujourd'hui.
A partir du 1er janvier 2009, un accord d'entreprise devrait recueillir impérativement la signature de syndicats représentant au moins 30% du personnel, et ne pas être frappé d'opposition par les syndicats majoritaires. En outre, sans une assise électorale provisoirement fixée à 8%, un syndicat ne pourrait pas ou plus négocier dans une branche, ni au plan national.
Une réforme avant l'été
Le changement ne pourra pas intervenir avant environ cinq ans, en raison des délais pour collecter le résultat aux élections dans les entreprises. Cette position commune «servira de «base de travail au gouvernement pour élaborer un projet de loi», a annoncé jeudi soir le ministre du Travail, Xavier Bertrand, dans un communiqué, sans donner de date. Fin décembre, il était envisagé que la réforme intervienne avant l'été.
Conseil des prud'hommes
Durant la négociation, FO s'est dite «persuadée d'obtenir gain de cause in fine» sur la prise en compte des élections aux conseils de prud'hommes, qui ont lieu dans toutes les entreprises au même moment, la prochaine fois en décembre.
Deux autres syndicats qui voudraient être reconnus au plan national, l'Unsa et Solidaires (Sud), plaident aussi pour que l'Etat s'appuie sur les prud'homales, malgré l'abstention dominant ce scrutin (plus de 67% en 2002).
«L'objectif de fond est que les salariés prennent des décisions pour ce qui les concerne dans l'entreprise», exposait avant la négociation la CFDT, l'un des plus fervents soutiens au texte, au contraire de Force ouvrière.
«Le but n'est pas de trouver les règles qui protègent le syndicalisme mais d'ouvrir le dialogue social dans les entreprises, y compris avec des élus non syndiqués là où les syndicats ne sont pas présents. Cela peut être contreproductif pour nous, mais c'est notre boulot de s'implanter», précisait aussi le négociateur CFDT, Marcel Grignard.
La CGT, également demandeuse d'une réforme, tout en se défendant de vouloir faire le ménage dans le paysage syndical, estime que le texte «va permettre aux salariés de dire quel syndicat doit les représenter» même si la réforme semble devoir aller un peu trop lentement à son goût.
Le P-DG du groupe, Henri Proglio, se défend face aux accusations de l'UFC, dénonçant des profits faramineux de Veolia et Suez.
"Le prix de l'eau est totalement transparent, il est fixé par les collectivités locales et pas par nous“, a déclaré le P-DG de Veolia vendredi 16 novembre, en réponse aux accusations de l'association de défense des consommateurs l'UFC-Que Choisir. Cette dernière dénonçait en octobre des prix surfacturés, notamment en Ile-de-France.
Le prix de l'eau “est strictement encadré par des normes contractuelles. Le groupe pas plus que ses concurrents n'est en situation lui-même de définir ses propres tarifs", a expliqué Henri Proglio, lors du salon des actionnaires individuels Actionaria qui se tient vendredi et samedi à Paris.
“Inepties“
Il a dénoncé des "assertions totalement infondées" et des "inepties", avant de noter que "le prix de l'eau n'a pas augmenté plus que l'inflation depuis, il me semble, une bonne dizaine d'année, en tout cas concernant l'eau potable".
Le mois dernier, l'UFC a publié une étude révélant que l'eau était surfacturée dans de nombreuses agglomérations françaises et épinglant les "bénéfices faramineux" de Veolia et Suez.
Les élus d'Ile-de-France ont réagi en demandant au syndicat des eaux d'Ile-de-France (Sedif) une baisse "substantielle" du prix de l'eau, en dénonçant les marges "exorbitantes" de Veolia, à qui le Sedif a délégué la gestion.
Delanoë veut un opérateur public unique
Le maire de Paris, Bernard Delanoë, s'est lui aussi manifesté. Il souhaite confier "à un opérateur public unique" la responsabilité de la chaîne du cycle de l'eau à Paris.
Pour l'heure, la production et le transport de l'eau sont assurés par la société Eau de Paris (SEM de la Ville), et sa distribution par Veolia et Suez.
Pour Henri Proglio, cette annonce n'est qu'une "hypothèse" en tant que candidat aux municipales de 2008 et non en tant que maire.
"Ce n'est pas une décision, parce que la décision est à prendre en 2009", a-t-il affirmé, avant de lancer qu'il souhaitait convaincre Bertrand Delanoë "que se priver de la meilleure entreprise du monde n'est pas une bonne opération pour la ville".
Ce contrat "n'est pas essentiel pour le groupe, puisqu'il ne représente que 60 millions d'euros de chiffre d'affaires sur 4 milliards".
Selon le site Internet de L'Express, la police a effectué une perquisition le 4 octobre dernier au siège de Veolia. Les enquêteurs seraient à la recherche de traces des commissions occultes versées par le groupe pour obtenir un contrat à Abou Dhabi. Selon l'hebdomadaire, les enquêteurs de la Division nationale des investigations financières ont saisi des documents au siège du groupe et dans les locaux de son service juridique. Un ancien cadre, licencié du groupe, Emmanuel Petit, affirme ainsi qu'une commission de 18 millions de dollars a été versée pour obtenir un contrat de 200 millions aux Emirats arabes unis.

Nicolas Sarkozy s'est lancé dans un vaste chantier de réformes, notamment celui des régimes spéciaux de retraite. Pour lui, "y a qu'à faire" un certain nombre de choses pour que la France aille mieux. Sa stratégie volontariste aura-t-elle les mêmes effets intimidants sur les partenaires sociaux que le haka des rugbymen néo-zélandais ?
Veolia Environnement se donne comme objectif les points suivants :
Préserver les ressources
Limiter nos impacts
Contribuer au développement économique et social
Pour plus d'information vous pouvez télécharger le rapport du développement durable 2006 de Veolia Environnement --> ici
Un traité simplifié controversé 
Les principaux points du traité institutionnel simplifié en discussion au Conseil européen de Bruxelles :
NOUVEAU SYSTEME DE VOTE
- Le traité simplifié reprendrait le système de vote à la double majorité : il faudrait que la majorité des Etats votent pour et qu'ils représentent la majorité de la population européenne (55% des Etats-membres et 65% de la population) introduit par la Constitution européenne pour l'adoption des textes au conseil de l'UE.
- Ce système remplacerait le mécanisme complexe de pondération des voix en vigueur depuis le traité de Nice du 26 février 2001.
- La Pologne, bénéficiaire du système de Nice, s'oppose à la double majorité et propose de calculer le poids de chaque pays en fonction de la racine carrée de sa population.
EXTENSION DU CHAMP DE LA MAJORITE QUALIFIEE
- La majorité qualifiée deviendrait la règle pour 51 domaines supplémentaires, dont la coopération judiciaire et policière, l'éducation ou la politique économique.
- L'unanimité resterait la règle pour la politique étrangère, la sécurité sociale, la fiscalité et la culture.
- La Grande-Bretagne réclame des dérogations sur la coopération judiciaire et policière.
PRESIDENCE DU CONSEIL EUROPEEN
- Désignation d'un président du Conseil européen, qui présiderait l'Union durant un mandat de deux ans et demi renouvelable une fois.
- Cette nouvelle institution mettrait fin au système de présidence tournante tous les six mois
MINISTRE EUROPEEN DES AFFAIRES ETRANGERES
- Nommé par le Conseil européen, il représenterait l'Union à l'étranger avec le président. Il reprendrait les fonctions de l'actuel commissaire chargé des relations extérieures et du Haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune (PESC)
PARLEMENT EUROPEEN
- Extension de la procédure de codécision, qui donne un droit de veto au Parlement européen, à de nouveaux domaines comme la justice et les affaires intérieures
COMMISSION EUROPEENNE
- La Commission serait réduite en 2014 à un représentant pour deux-tiers des Etats-membres, soit 18 membres dans une Union à 27.
- Un système de rotation égalitaire serait mis en place entre les Etats-membres pour la désignation des commissaires
ROLE DES PARLEMENTS NATIONAUX
- Les Parlements nationaux disposeraient d'un mécanisme d'alerte précoce renforcé pour contester des projets de législation européenne
Le groupe a lancé mardi, une augmentation de capital, pour un montant de 2,6 milliards d'euros.
Sur les 12 derniers mois, Veolia a effectué pour plus de 3 milliards d'euros d'acquisitions, notamment celle de la société privée Thermal North America, Inc., premier portefeuille de réseaux de chaleur et de froid aux Etats-Unis, pour un montant de 788 millions de dollars.
Aujourd'hui, le Groupe souhaite retrouver une certaine marge de manoeuvre à ce niveau. C'est pourquoi Veolia lance cette opération de 2,6 milliards d'euros".
L'année dernière, Veolia a réparti 4,2 milliards d'euros entre les investissements de maintenance et de croissance. Pour 2007, le groupe affiche une prévision de 6 à 6,5 milliards d'euros, et pour 2007/09, une enveloppe globale comprise entre 15 et 20 milliards .
Le but de l'augmentation de capital est de financer l'ensemble de ce plan de développement.
Les objectifs : Veolia rappelle que ces dernières années, la société a enregistré une croissance interne de 8%. Pour 2007, la croissance interne devrait rester au même niveau. Les acquisitions permettront de passer au-delà de 10%. Il projette pour 2008/09, une progression annuelle du chiffre d'affaires de plus de 10%.
ACTIVITE DE LA SOCIETE
Son chiffre d'affaires par activité se répartit comme suit: prestations de services liés à l'eau (35,2% du CA ; n° 1 mondial); prestations de services de propreté (26,2% ; n° 2 mondial); prestations de services énergétiques (21,4% ; Dalkia ; n° 1 européen); transport public de passagers (17,2%).
FORCES ET FAIBLESSES DE LA VALEUR
Les points forts de la valeur
- Veolia profite d'une position concurrentielle enviable sur ses différents métiers.
- Le groupe est bien placé pour profiter de la libéralisation des marchés des services collectifs en Asie, où il a déjà remporté plusieurs contrats, notamment en Chine.
- La croissance du groupe sur les prochaines années devrait etre soutenue, tiré par une croissance supérieure à 10% en Europe occidentale, en Asie et en Amériques, qui contribuent à plus de 50% du chiffre d'affaires en 2006.
- Le groupe pourrait, en cas d'échec de la fusion entre Gaz de France et Suez, faire l'acquisition de la branche environnement de Suez.
Les points faibles de la valeur
- Le marché attend de Veolia qu'il assure ses marges et son retour sur capitaux investis, quitte à perdre un peu de croissance.
- Le groupe n'est pas encore à la hauteur des autres groupes de son secteur en terme de distribution de dividende.
- Comme ses concurrents, Veolia peut éprouver des difficultés à faire respecter les clauses de révision des tarifs dans le cadre de contrats signés auprès de certaines collectivités dans les pays émergents.
| Henri Proglio, déclare que toute offre valorisant le groupe à moins de 100 euros par action lui semblerait ridicule. "Une proposition en dessous de 100 euros me semblerait ridicule pour prendre le contrôle de ce groupe", a-t-il déclaré lors de l'assemblée générale du groupe. L'action a clôturé à 60,83 euros le 10 mai 2007, en baisse de 1,89%. |
![]() | Veolia Eau remporte un nouveau contrat en Floride |
Tampa Bay Water vient de confier à Veolia Water North America - South LLC, filiale de Veolia Eau, un contrat de conception, de construction et d'exploitation (DBO), portant sur l'extension de la capacité de la station régionale de traitement des eaux de surface de Tampa Bay en Floride.
Par cette extension, cette unité doublera quasiment sa capacité de production passant de 272 500 m3/jour à 454 200 m3/jour. L'achèvement et la livraison de l'infrastructure sont programmés, au plus tard pour la fin 2010, période à laquelle débutera la phase d'exploitation prévue pour une durée de 13 ans. Ce contrat représentera un montant cumulé estimé de 158,4 millions de dollars (118,9 millions d'euros).
Selon Jerry Maxwell, directeur général de Tampa Bay Water « Ce projet va augmenter de façon significative l'approvisionnement régional en eau d'une qualité nettement supérieure aux normes requises pour l'eau potable au niveau national et fédéral. Nous sommes très fiers à ce jour de ce partenariat. » Pour Antoine Frérot, directeur général de Veolia Eau « Ce contrat nous donne l'opportunité de concevoir, de construire et d'exploiter une unité très performante technologiquement, illustrant à nouveau l'expertise de Veolia Eau pour la mise à disposition de la communauté d'une eau répondant aux critères de qualité les plus stricts. »
Le plus grand projet de DBO
En 2000, Veolia Eau avait remporté à la tête d'un groupement d'entreprises, le contrat de conception, de construction et l'exploitation de l'infrastructure initiale de Tampa Bay, une des plus performantes unités de traitement de l'eau au monde et la plus grande du service régional des eaux de Floride.
Ce nouveau projet de Tampa Bay est le plus grand projet de DBO (Design, Build, Operate) initié aux Etats-Unis, à équivalence avec la station de traitement de Tolt (454 200 m3/jour), propriété de Seattle Public Utilities.